J’ai demandé au Chameau de partager quelques mots sur ses dernières années d’école à la maison. Voici son témoignage brut et sans tabou ! Et pour souligner la fin de ce parcours, je vous propose de télécharger nos fichiers gratuitement.
Le chameau, après douze ans d’école à la maison
Bonjour tout le monde, c’est moi, le chameau ! Cette année, j’ai décroché mon baccalauréat de France avec mention, et maintenant, la rentrée universitaire approche à grands pas ! Puisque ma dernière année d’école à la maison vient de s’achever, Maman Crapaud-Chameau m’a proposé de prendre la plume (enfin, le clavier) pour rédiger ce qui sera peut-être mon dernier article sur ce site. Ça tombe bien, j’ai quelques pensées à partager avec vous à propos de mon année de terminale, l’IEF en général et ce qui se passera plus tard.
La terminale et le bac en candidat libre
En général, l’année s’est bien passée, les grandes différences étant : le niveau de difficulté rehaussé, l’introduction de la philosophie au programme, et les examens à la fin de l’année. Je dois avouer que j’ai un peu galéré en maths et physique-chimie, à cause des notions poussées et du programme chargé. La préparation du grand oral a été la plus difficile pour moi, puisqu’elle m’a fait sortir de ma zone de confort (je hais les oraux), a nécessité de trouver des informations sur le déroulement de l’épreuve, qu’il n’est pas toujours facile de trouver en tant que candidat libre, et m’a finalement mené à une note dont je ne suis pas aussi fière que pour le reste… Bref, c’était une expérience enrichissante, mais je suis contente qu’elle soit terminée. Pour rajouter du positif là-dedans, j’ai beaucoup aimé travailler la philosophie, nouvelle matière qui, selon moi, demande plus de réflexion et d’esprit critique que le français !
La période de révisions juste avant les épreuves du bac a été la plus stressante. J’avais toujours du mal à comprendre certaines parties du programme et le temps s’écoulait bien trop vite. Mais dès que j’ai mis le pied à Stanislas, le fait de changer d’environnement m’a aidée à gérer mon anxiété. Je suis comme ma calculatrice Texas Instruments, j’ai un mode examen ! Calculatrice qui m’a posé problème pendant l’épreuve de maths. J’avais accidentellemnt créé un programme python qui tournait à l’infini… Oups ! J’ai heureusement réussi à régler mon erreur à temps, et rétrospectivement c’était vraiment drôle.
Après toute une scolarité en IEF, qu’est-ce que j’en pense vraiment ?
Eh oui, maintenant que j’ai un cerveau qui fonctionne, je suis capable de partager mes réflexions avec vous librement !
Je pense que m’instruire en famille a été une bonne décision. L’IEF m’a permis d’apprendre à être indépendante dans mes études très tôt, a solidement soudé ma famille grâce à nos sorties. Et mes lunchs du midi avec le crapaud ont été calmes, à regarder un C’est Pas Sorcier au lieu de se faire casser les oreilles dans une cantine bruyante.
Toutefois, en toute honnêteté, je me suis sentie vraiment seule question amis, surtout à partir du lycée. Les jeunes allant à l’école sont déjà en groupes, se voient tous les jours, se connaissent tous, donc c’est très difficile de s’intégrer en tant qu’ado en école à la maison. Pourquoi voudrait-on devenir copain avec une jeune qui ne va pas à l’école, qui n’a pas l’accent québécois, qui a des loisirs différents de la norme ? Je n’ai aucun ressenti face à tous ceux que j’ai essayé de connaître sans succès, mais étudier une suite avec des intégrales est plus facile que de socialiser dans ce contexte.
Au final, je suis fière d’avoir vécu une enfance aussi bizarre, et je ne pourrai jamais remercier assez Maman Crapaud-Chameau pour tout l’amour qu’elle m’a donné et la patience dont elle a fait preuve lorsque que je faisais la « moule » devant mes cours. Jamais je n’oublierai nos sorties thématiques, ces bavures d’encre bleues sur mes feuilles quadrillées, les tonnes de photos que Maman prenait alors que je ne tenais pas en place, et les après-midis calmes où le crapaud et moi apprenions côte à côte.
La rentrée à l’université
Je dois avouer que l’idée d’aller à l’UQTR si jeune comparé à l’âge normal des étudiants québécois me fait un peu peur. Il faut dire que c’est un environnement et un mode de vie complètement différents de ceux que j’ai toujours connus.
Mais bon, ce n’est pas la fin du monde, parce que cette fois, la seule matière au programme, c’est la chimie, ce que j’aime le plus ! Tant que je peux faire ce que j’aime, je me débrouillerai et tout ira bien. L’UQTR est une très belle université. Je l’ai déjà visitée plusieurs fois lors de portes ouvertes, expositions et évènements comme La Science Au Féminin. Donc malgré mon stress, j’ai très hâte de commencer la session d’automne. Peut-être qu’un jour, après un cours de chimie organique ou analytique, j’assisterai à un match des Patriotes avec un groupe d’amis venant d’un peu partout. Et tout ça, ce sera grâce à l’IEF 🙂
Conclusion
Je ne sais pas comment conclure cet article, donc je ne vais pas le faire. Vous voyez le titre de cette partie ? Oubliez-le. Bien sûr, l’école à la maison est terminée pour moi, mais ce n’est pas la fin, c’est le début de ma vie d’étudiante universitaire ! À plus tout le monde, et bonne rentrée ! Vous pigez ? « À plus », comme « A+ », la note que j’aimerais avoir partout ! Hahahhah je suis tellement drôle.
Si vous voulez suivre ce que je fais de mon côté et si vous parlez anglais, j’ai aussi un site internet où je regroupe mes projets créatifs sous mon pseudonyme Ray Redspark ! Le voici : https://rayredspark.neocities.org



Conclusion
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