Parentalité

L’école à la maison m’a tuer ou comment j’ai oublié de vivre

Je ne me suis pas mise à la grammaire de Najat, enfin je l’espère. J’ai volontairement laissé le verbe à l’infinitif, lecteurs français vous connaissez cette expression. Je le déclare :

L’école à la maison m’a tuer

L'école à la maison m'a tuer

 

Écolite-à-la-maison aiguë

Après les vacances de Noël, j’ai connu une période difficile par rapport à l’Instruction en famille et c’est la raison pour laquelle je n’ai pas publié sur le blog. À un moment, j’en ai eu assez. Assez de vivre école à la maison, de respirer apprentissages, de penser pédagogie. Marre de dédier mon temps et mon énergie sur ce sujet, assez de ne plus être autre que maman-enseignante. Ras-le-bol des bricolages, fichiers, activités et sorties éducatives. Je n’avais plus envie. Marie-Chameau est tombée bien malade début janvier et honnêtement, au risque de vous choquer, ça m’a arrangée dans un certain sens. Bien sûr, je déteste que ma fille soit malade mais c’était l’excuse pour ne plus rien faire. Nada, zéro, pouet.

J’ai oublié de vivre

Après quelques jours de léthargie, je me suis questionnée sur le pourquoi de cet écœurement. En route vers les 35 ans, je commence à me connaître un peu. Je suis du genre à foncer tête baissée dans un projet et m’y consacrer cœur et âme. Bien évidemment, c’est arrivé pour l’école à la maison. Du matin au soir, dès que j’avais une minute, je passais sur le blog, sur les réseaux, sur les autres blogs pour lire, m’informer, répondre, échanger. Je consacrais mes soirées à créer des documents pour mes enfants ou à rédiger des articles pour Crapaud Chameau. Ça aurait pu continuer encore longtemps, je suis plutôt tenace et têtue. Mais en janvier, j’ai eu une image, un flash dans la tête. Je me suis imaginée dans le futur, lorsque les enfants seront des adultes indépendants. Je me suis vue seule face à moi-même, fatiguée, vidée. Et j’ai eu peur. Peur parce que je me suis rendue compte que depuis près de trois ans, j’ai oublié d’exister pour moi en faisant tout passer avant moi. Je fais un petit aparté suite à quelques commentaires sur les réseaux. L’exploration du sujet de façon exagérée (temps passés sur les réseaux par exemple) a entraîné de facto un écoeurement pour tout ce qui touche à ce sujet, dont la pratique, ce n’est pas l’inverse que ce soit clair.

Le moi inc.

Ça a été un choc. J’ai d’abord culpabilisé, histoire d’en rajouter une couche. Après l’abattement, j’ai décidé de me ressaisir et comme le hasard fait souvent bien les choses dans ma vie, une amie s’est acharnée à vouloir m’emmener à la piscine. Genre de truc que je ne faisais plus avec mes kilos-vergetures-cellulite. Qu’à cela ne tienne, j’y suis tout de même allée et Oh! n’ai même pas fait attention aux regards critiques que mon corps de maman fatiguée pouvait éventuellement susciter. Bouger seule, avec moi-même, ne penser à rien m’a ouvert les yeux. Je me suis souvenue de cette conférence le « Moi incorporé » à laquelle j’avais assisté. Le conférencier donnait l’exemple d’un parent et de son enfant en avion. Un problème arrive en avion, les masques à oxygène sont libérés. Le parent se met d’abord un masque puis en met un sur le visage de son enfant. Je n’avais pas trop aimé cette conférence mais l’exemple de l’avion a soudain pris tout son sens. Comment m’occuper correctement des autres si je ne m’occupe pas d’abord de moi-même ? Comment aider mes enfants à s’épanouir si moi-même, je m’oublie ?

Je vis donc je suis

Séance natationPoint de philo ici, tant pis pour Descartes. Arrivée à ce constat, j’ai décidé de me reprendre en main et de m’accorder du temps hors de la maison avec la collaboration enthousiaste de mon homme. Je me suis inscrite à une salle de sport, j’y vais 4 fois par semaine. Je vais 2 fois par semaine à la piscine avec mon mari et mes enfants et 1 fois avec mon amie ou seule.

Pour l’école à la maison, heureusement que nous avions des CPC avec des échéances sinon rien n’aurait été fait au mois de janvier. J’ai délaissé les réseaux d’école à la maison, je bouge, je lis, je sors, je cuisine, en clair je suis revenue à la vie ! Alors si, chère lectrice, tu m’a envoyé un message auquel je n’ai pas encore répondu, tu comprends maintenant pourquoi. Si tu me suis sur Instagram, tu t’es sûrement aperçue de ces changements. Et vraiment, je n’ai qu’un seul conseil à te donner : fais pareil ! Ne tombe pas dans le piège de la maman-enseignante qui veut trop bien faire. Pense à toi, accorde-toi du temps. Vis ! S’occuper de soi n’est pas être égoïste ou être une mauvaise mère. Laisse de côté les cahiers, le ménage. Retrouve-toi, aime-toi, chouchoute-toi parce que tu le vaux bien et tes enfants aussi !

Je continuerai à publier sur le blog avec joie car j’ai retrouvé le sens des priorités. Certes, il y aura moins de publications mais derrière l’écran, il y  maintenant une femme-épouse-mère-enseignante épanouie. Bises !

 

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48 commentaires

  • Bénédicte
    26 octobre 2021 à 20 h 10 min

    Merci Julie pour cet article. Belle plume, ça se lit bien. Mais surtout, le message est super. Ça doit faire du bien à beaucoup d’autres mamans. J’aime les gens honnêtes: c’est encourageant. Bonne route 👍

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  • […] rédigé quelques articles sur les difficultés que nous avons rencontrées : la fois où l’école m’a tuer, la fois où il a fallu changer de cpc, la fois où on a essayé l’unschoo sans que je sache […]

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  • Amandine
    20 février 2017 à 16 h 14 min

    BRAVO!!!!! et surtout, surtout MERCI!! Je suis cette maman enseignante qui a la tête dans le guidon et qui est tombée raide dans la salle de bain début janvier d’épuisement, de ras-le-bol et il me semble que j’en oublie! 😉

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    • Crapaud Chameau
      7 mars 2017 à 11 h 21 min

      Oulala, vite il est temps de prendre du temps pour soi !
      Bon courage Amandine, prenez soin de vous.

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  • martine42
    17 février 2017 à 12 h 47 min

    Bonjour
    Bravo pour cet article à coeur ouvert ,car pas toujours « avouable » dans le monde de ‘IEF.
    Tu nous montre une voie positive comme le dis Tiphanya .
    Bonne piscine, bon repos et tu te retrouveras toi-même .
    Bien cdlmt !
    Martine42

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    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 23 h 17 min

      Bonjour Martine,
      Merci pour ce commentaire. Je pense que le plus difficile a été de me l’avouer à moi-même…
      Au plaisir de te lire ici ou sur ton blog 😉

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  • Marie-Hélène T.
    14 février 2017 à 10 h 54 min

    Merci !!!
    Prenez grand soin de vous et de votre famille.

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    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 23 h 14 min

      Merci beaucoup Marie-Hélène !

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  • Véronique
    13 février 2017 à 13 h 11 min

    Oh, que c’est doux de te lire! Et réconfortant! Et bizarre de similitudes 😉
    Je ne sais pas chez toi mais ici, ce qui me décourage, c’est passer des heures à préparer quelque chose qui se « consomme » en 5 minutes. Non mais quoi? Faites durer un peu, non?!
    Nouvelle règle de la maison: temps de préparation < ou = au temps de consommation!

    Quoi qu'il en soit, remplis bien ton réservoir d'oxygène, pour ne pas manquer d'air!

    Merci pour le partage, ta franchise fait du bien!

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 23 h 14 min

      Allô Véronique !
      Pour les documents, j’avoue être gâtée, les enfants me demandent plusieurs fois de leur réimprimer. Il est rare qu’ils se détournent rapidement d’une activité que je leur prépare. Pourvu que ça dure…
      Le groupe m’oxygène aussi, j’ai hâte de t’y rencontrer 😉

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  • Vénusia
    13 février 2017 à 12 h 47 min

    : ) xx

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  • Sophie
    13 février 2017 à 11 h 42 min

    Effectivement, on peut facilement s’y perdre! Félicitations pour cette belle prise de conscience et l’équilibre revenu dans ta vie! Bonne continuation.😘

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 23 h 11 min

      Merci beaucoup Sophie !

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  • nadia
    13 février 2017 à 9 h 39 min

    Super post,comme je vous comprends, en fait tout est possible finalement si c est fait intelligemment pour ne pas perdre les pédales et la conscience de soi et de ses capacité / envies…merci,merci,merci. Nadia.

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 23 h 09 min

      Merci à vous Nadia pour ce passage. La conscience de soi, c’est exactement ça ! Au plaisir

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  • Lilie des Collines
    13 février 2017 à 8 h 22 min

    Bravo pour ce beau texte !! Je pense que beaucoup d’entre nous s’y retrouve. je me suis sentie aussi comme ça, au début de notre aventure école-maison en septembre. Mais j’ai vite compris que je ne pouvais pas tenir le rythme comme ça et qu’il fallait aussi que je pense à moi. je vais aussi une à deux fois par semaine à une activité sportive et essaie de ne pas trop culpabiliser quand l’heure est venue de laisser les enfants, le plus souvent à une gardienne. Je me suis aperçu qu’il valait mieux les laisser quelques heures pour que je puisse souffler un peu plutôt que de s’acharner à vouloir tout faire et être présente à 100%. La maison est aussi moins bien rangée et moins propre, mais j’ai réussi à me convaincre que celà n’était pas grave ! Sur ce, bonne continuation à toi sur cette voie et prend bien soin de toi !

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    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 23 h 08 min

      Merci Lilie pour ce commentaire, tu as bien raison : éloignons-nous de temps en temps pour mieux revenir. Je t’embrasse !

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  • mamansim
    13 février 2017 à 7 h 55 min

    Bel article, belle comparaison avec le masque dans l’avion qui nous fait comprendre ce que tu vis. Je suis maman de deux crapauds et prof des écoles et jamais je ne ferai l’école à la maison. Cette recherche de pédagogie, de fiches je la vis au quotidien à l’école et elle déteint sur ma vie de maman et je trouve cela lourd pour mes enfants et pour moi. Bon courage pour la suite et prends soin de toi

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    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 23 h 06 min

      Mon mari ayant été prof, je comprends très bien. Enseigner à ses enfants, c’est tout de même différent d’une classe, d’un cadre scolaire. Je suis tombée dans le piège du trop, je n’avais pas vraiment d’excuse, ce n’est pas mon métier. Merci pour ce passage et bon courage !

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  • D. G.
    13 février 2017 à 6 h 42 min

    Je t’aime mon amour de maman, maitresse et femme de ma vie.

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  • Sophie L.
    13 février 2017 à 6 h 07 min

    Ah! Super! Je suis très contente pour vous!!
    Nous nous lançons aussi dans l’IEF et j’ai plein de question dans la tête… Moi aussi bientôt 36 ans, je fonce aussi tête baissée dans mes projets et je me demande comment y arriver, comment ne pas se démotiver, comment ne pas baisser les bras, comment affronter constamment les jugements des autres, etc…
    En fait, ma plus grande n’ayant pas encore 5 ans, je me dis que je me « prépare » pour son instruction qui débutera officiellement dans 1 an et 1/2 même si c’est déjà un peu commencé.
    Vous lire me rassure et me conforte dans l’idée que nous sommes toutes pareilles mais qu’avant tout, il ne faut pas s’oublier au risque de « péter une durite »!!!
    Très bonne initiative, le sport fait du bien et permet de s’oxygener et de maintenir une bulle solo incontournable.
    Bonne récupération à vous. Faites le plein et maintenez votre bulle régulièrement.
    A très bientôt.

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    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 23 h 03 min

      Merci Sophie, vous voilà avisée : prenez du temps pour vous, le reste suivra. Ça m’a pris du temps pour le comprendre, que ça serve aux autres mamans. Au plaisir !

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  • Tiphanya
    13 février 2017 à 5 h 59 min

    Quel plaisir de lire la conclusion positive, malgré un titre pessimiste.
    Le rappel que tu viens d’avoir je l’ai appris quand j’avais 18 ans en travaillant comme fille au pair. Et j’avais déjà posé mes conditions à mon amoureux pendant la grossesse. Ce n’est pas toujours facile (ici la piscine et loin et je n’ai pas de copine pour m’y accompagner) il faut s’organiser, mais ce n’est ni plus ni moins que comme trouver le temps de faire les courses par exemple. Pour moi cela passe pas une séance de ciné par moi et du yoga tous les matins en me levant avant tout le monde.
    Si quelqu’un ose se réveiller avant moi, je grogne, comme si on m’avait volé mon bien 😉
    En tout cas prend soin de toi. Comme on dit en anglais « when mama is happy, the family is happy ».

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 23 h 02 min

      Oh, c’est la citation sur laquelle je n’arrivais plus à mettre le doigt dessus. Merci de la citer ici ! Haha, je comprends très bien, moi ce sont les soirées. C’est mon temps à moi, pour moi maintenant, nah ! Au plaisir Ursula

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  • Gwen
    13 février 2017 à 5 h 28 min

    Ah voici la raison de ton silence bloguesque!
    Bravo d’avoir réagi à temps et pris les moyens de faire différemment… et merci d’en parler , car cela tombe à pic chez moi. Après deux gros mois à la maison je me posais la question d’un rééquilibrage : j’ai déjà de l’aide pour garder les enfants, mais je passais mes soirées à bricoler pédagogie, bloguer pédagogie/psychologie et lire psychologie de l’enfant… j’ai donc notamment commencé à réintroduire, sur ma table de chevet, un roman « pour moi » : mon prochain bouquin de Jane Nelsen tardant à arriver, je ne « comble » pas l’attente avec le Céline Alvarez, mais j’en profite pour MOAAH , na!
    Bref, merci de nous encourager à la prudence !
    La bise

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 23 h 00 min

      Chère Gwen, c’est toujours un grand plaisir de te lire.
      Il faut savoir couper, je ne l’ai pas su, j’apprends. Je suis encore tentée et j’ai tellement de choses à dire et à montrer sur le blog. Dans les prochains jours, je vais annoncer une nouveauté sur le blog, ça fait deux mois que je dois le faire…
      Je te bise, au plaisir !

      Répondre
  • Carine
    13 février 2017 à 4 h 52 min

    Wouaouh quel témoignage merci <3! Je me reconnais à 100 pour cent dans ce que tu décris: je vis ief, je passe mes soirées sur les blogs et réseaux sociaux ief, je trouve plein de bonnes idées, mais que je ne mets pas souvent en œuvre, je culpabilise, etc quel cercle vicieux… je suis crevée de mes soirées internet et triste en plus, le lendemain trop fatiguée avec les enfants. Bravo à toi car moi ben je ne sais pas comment me sortir de cet objectif de perfection, je n'ai pas de cpc du coup je dois quand même me tenir au courant, trouver des ressources et fabriquer du matériel…je me suis reconnue avec la maladie de ta fille; mon fils a eu la grippe et que c'était agréable de passer la journée sous la couette à regarder des vidéos et ne plus penser à ma fichue progression! Du coup comment t'organises tu pour pouvoir tout concilier, cela m'intéresse vraiment! J'essaie de mette en place des routines mais à cause d'internet ben je n'arrive pas à m'y tenir 🙁

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 22 h 57 min

      Bon Carine, ferme cet écran et sors !
      Plus sérieusement, j’apprends à gérer mon temps et les priorités. J’ai la chance d’avoir un mari très présent qui s’occupe des enfants lorsque je m’absente. Sinon, j’embarque les mômes à la salle de gym. Sur place, il y a une petite salle de jeu. C’est sécuritaire, je leur laisse un talkie-walkie et je prends l’autre pour qu’ils puissent me joindre. Ça donne parfois des situations assez comiques. Pour l’école à la maison, on fait ce qu’on peut et les sujets d’étude thématique prennent plus de temps ou sont moins exploités (je dois d’ailleurs publier sur Sherlock Holmes). On investit beaucoup de temps sur le sport, autant pour les adultes que pour les enfants et laissons un peu plus les cahiers de côté. Est-ce que je réponds à la question ?

      Répondre
  • Isa LISE
    13 février 2017 à 4 h 22 min

    Un billet sincère, touchant et qui ne manquera pas d’être important pour d’autres mamans. Je comprends ce que tu traverses. Je suis aussi quelqu’un qui s’investit à fond et régulièrement je dois appuyer sur la pédale de frein. 🙂
    Prends bien soin de toi !

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 22 h 52 min

      Un trait de caractère que je t’ai remarqué.
      Merci Isa, au plaisir de te lire et prends soin de chats, euh toi…

      Répondre
  • Alix/Drapilhou
    13 février 2017 à 3 h 56 min

    Génial… tu es normale, je suis normale, nous sommes toutes pareil. J’ai pété les plombs aussi j’ai accusé ma nullité j’ai accusé ma vieille dépression de revenir j’ai accusé ma surdouance et c’est juste… une overdose d’IEF? Constat rassurant. Merci beaucoup. Bonne nouvelle vie!

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 22 h 50 min

      Quel soulagement de trouver des toutes pareilles !
      Bonnes retrouvailles avec toi-même et au plaisir

      Répondre
  • Abriel
    13 février 2017 à 3 h 41 min

    Merci, j’ai les larmes qui montent a te lire, oui je fais L’IEF, oui je suis comme toi, je cherche, je lis, je m’oublie aussi… Mais pire encore, si je je fais l’IEF c’est parce que mon fils ne peut aller a l’école, il est handicapé, ce qui me fait dire que j’ai un double challenge, mais trop c’est trop.
    Aujourd’hui je suis épuisée, lessivée, tout comme toi. Je n’ai pas la force de sortir, mais ton article, me fait du bien, car je me sens moins seule, alors juste MERCI.

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 22 h 48 min

      Oh, ça me touche. Voulez-vous me contacter par email pour discuter ?
      J’ai une sœur lourdement handicapée. Par chance, elle fréquente depuis toute petite des centres où elle s’épanouit. Elle a même appris à coudre, elle est très douée.

      Essayez de penser à vous de temps en temps et demandez de l’aide, d’accord ?
      Je vous envoie de douces pensées xxx

      Répondre
  • Véronique Chastagner
    13 février 2017 à 2 h 55 min

    Bravo pour tout ce que vous avez fait pour vos enfants , et pour vous !
    Au début de mon Ief , moi aussi , je voulais trop bien faire : des horaires , un super emploi du temps (pas de cpc) , et un méga stress !!!!
    Bref, j’ai laché du lest , et j’ai pris plaisir à l’Ief , en intégrant des moments de glandouilles avec ou sans mon fils (cm2)
    Nous adorons l’école à la maison , et avons 2 mois d’avance sur le programme !
    Prenez soin de vous , et tout ira mieux 😉
    De toute façon , nous faisons déjà mieux que l’école ‘normale » , et surtout nos enfants sont heureux ! 😉
    bonne continuation à vous !
    et merci pour tous vos conseils , blogs et partages ! 😉

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 22 h 46 min

      Merci Véronique !
      Même au pire de cette « crise », je n’ai pas douté de mon choix d’école à la maison. J’avais besoin de respirer, de changer mes habitudes, de voir autre chose. Au plaisir !

      Répondre
  • Grand mere
    13 février 2017 à 2 h 49 min

    Il y a qques mois une personnes m a dit : ‘vous agissez pour les autres, mais les autres n agissent pas pour vous » j ai pense « c est vrai » et peu a peu j ai analyse ma vie,. Oui, depuis des annees j agissais pour les autres. . . Et j en etais fiere. J avais surement l impression d exister.
    Aujourd hui c est termine, je fais ce qui me fait plaisir et je me sens tellement mieux.

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 22 h 45 min

      Absolument ! Merci !

      Répondre
  • magicitrouille
    13 février 2017 à 2 h 46 min

    Que j’aime cet article qui transpire le soulagement. Je me demande comment trouver l’équilibre entre tous ces roles si un jour l’IEF arrive chez nous, ton article est criant de vérité, je me reconnais dans ces mots!
    Bravo pour cette prise de recul et bon vent à crapeau chameau

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 22 h 44 min

      Si je peux épargner de la peine à des mamans en exposant mes erreurs, alors je dis Bingo ! Merci pour ce passage et commentaire.

      Répondre
  • Angélique Marescot
    13 février 2017 à 2 h 30 min

    Bravo 😊

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 22 h 42 min

      Ou plutôt « Ouf, il était temps » 😉

      Répondre
  • elsa
    13 février 2017 à 2 h 12 min

    Incroyable ! Je suis passé par tout ça ai même moment que toi ! Depuis la rentrée de janvier : burn-out !! Donc ça me fait du bien de lire cet article ! Allez on va y arriver courage !!

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 22 h 42 min

      Super, on se serre les coudes ! Go go !

      Répondre
  • Tinoftea
    13 février 2017 à 1 h 54 min

    C’est très intéressant ce que tu écris là, je pense que c’est vraiment le risque de l’IEF, majoré par les blogs/groupes etc où c’est un peu la course à être la meilleure… On projette de faire l’école à la maison, et j’espère qu’on saura intégrer l’école à la vie, et pas l’inverse.
    Super ces changements en tout cas!

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 22 h 41 min

      Merci, j’avais vraiment besoin de me recentrer sur moi-même et de me trouver des activités ailleurs, en dehors de la maison, sans enfant. Au plaisir !

      Répondre
  • Mama Darling
    13 février 2017 à 1 h 25 min

    Only your mind can hold you back …
    Je suis certaine que le seul regard critique posé sur ton corps de femme à la piscine était le tien et j’espère qu’il va s’adoucir un peu car il a besoin d’être aimé ce corps (et c’est une ancienne spécialiste du complexe qui te parle!).
    Ce qui est étrange, c’est que tout ça arrive par vague, au même moment je me questionnais sur mon homeschooling , moi qui ne l’avais jamais fait! Le stress d’être à l’étranger peut-être… Bref, j’ai moi aussi tout laissé tomber car ça me sortait par les trous de nez! L’instruction en famille ne devrait pas avoir la même emprise ou même plus d’emprise qu’une scolarité traditionnelle sur la vie quotidienne, au contraire! Finalement, j’ai trouvé un rythme qui nous convient, pas de planning (je ne les tiens pas, notre vie est pleine d’imprévus) énormément de lectures, d’écriture, de dessin, du calcul et beaucoup d’échanges et d’amour. Résultat, avec cette recette, tout le monde va mieux et ma fille (la principale intéressée par l’instruction obligatoire) vient même de faire sa « rentrée » au lycée, elle s’y rend tous les lundis pour épauler son père dans ses classes de Français. Ce soir, elle est revenue épanouie et très motivée, cela fait plaisir à voir. Les bonnes habitudes sont là, en rentrant à la maison elle a pris sa douche et est tout naturellement allée lire un bouquin.
    Se comparer aux autres est souvent mortel pour le moral et il appartient à chacun de trouver le système qui lui convient.
    En tous cas, là c’est l’amie qui te parle, je suis très heureuse pour toi, tu es une femme, une épouse et une mère fantastique et il est grand temps que tu prennes soin de ton bien-être. Mens sana in corpore sano!
    Je t’embrasse de tout là-bas

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      18 février 2017 à 22 h 40 min

      Merci Ninon, c’est adorable et très apprécié.
      Quelle belle opportunité pour ta grande, c’est formidable !
      Avec le temps, j’apprends à poser un regard un peu moins sévère sur moi-même et sur mon corps, j’ai encore du chemin à faire.
      Je t’embrasse de mon igloo !

      Répondre

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