Parentalité

Pourquoi instruire son enfant en famille ? 59 parents témoignent

Lorsque l’on instruit son enfant en famille, que l’on soit plutôt unschooling, plutôt école à la maison, plutôt mixte ou autre, on a souvent droit à la fameuse question  “pourquoi ?”.

Vous êtes peut-être un parent d’enfant scolarisé curieux de savoir pourquoi certaines familles font le choix de l’IEF (Instruction en famille). J’ai posé la question sur des groupes Facebook dans l’idée d’en faire un article participatif. Voici les témoignages de 59 parents francophones du monde entier que je remercie.

 

Pourquoi faire l'IEF ?

Pour que mon enfant soit heureux, épanoui

“Pour son bien-être, son bonheur. Depuis sa déscolarisation, il y a 5 mois, il est heureux et demande à travailler pour apprendre !”
“J’ai retiré ma fille de l’école parce que j’avais envie de la retrouver. Mon choix de faire l’école à la maison était d’abord POUR ma fille, pour qu’elle puisse se redécouvrir, redécouvrir son vrai moi ! (et ça marche ;)”
Mélissa : “Pour découvrir qui l’on est et développer son unicité au maximum. Mais il faut dire que nous sommes maintenant au secondaire, en partie. Au départ, c’était tout simplement un projet de vie et de partage qui nous permettait de voyager sans nous soucier de la période scolaire.”
Pour le bien-être et l’équilibre psychique de mon enfant car il est considéré différent des autres et gênait l’éducation.”

 

Instruction en famille témoignages

Pour respecter son rythme

Isa : “Pour leur permettre d’apprendre à leur rythme, pour leur permettre de suivre leurs passions et intérêts. Pour leur permettre d’apprendre avec bonheur.”
“Par respect de leur rythme, envies, intérêts,  personnalité.”
“Avec 2 petits (quasi 4 ans et quasi 2 ans), pour l’instant, c’est le plaisir de vivre à leur rythme et découvrir le monde à leur rythme et suivre nos envies, respecter leur rythme biologique. Sur le long terme, apprendre à leur rythme, essayer différentes méthodes d’apprentissage, compléter les apprentissages “scolaires” par la vie de tout les jours tout simplement, peur de la violence à l’école également.”
“Pour mes grands qui sont sont desco, j’aurai dit pour leur permettre d’aller à leur rythme (2 dys parmi eux), et puis mon nonsco a 5 ans bientôt et chaque jour il m’étonne, il est libre et je dirai pour lui laisser intact l’envie d’apprendre !”
Nina : “Mon grand 7 ans n’arrivait pas à progresser et à apprendre à l’école. Il était en retard l’école. Ils avaient tendance aussi à chercher quel était son problème au lieu de chercher à améliorer leur système. Et puis, il y avait des fois des garçons plus grands ou plus forts ou à plusieurs qui l’embêtaient… Une fois, un petit lui a dit pourquoi tu reviens toi je t’avais dit de changer d’école… Pas très méchant dans le fond mais assez pour qu’Aydan en ait peur pendant plusieurs jours. Et maintenant qu’on fait l’ief on se rend compte que cela nous convient mieux en tout point. Pour le deuxième, Arwen il n’aime tout simplement pas l’école, trop de monde, trop bruit, des enfants pas gentils. Il préfère maman… Par contre, il va de temps en temps avec son frère au centre aéré. Les plus : ils ont maintenant leur rythme du sommeil, se lèvent quand il veulent. Sont moins stressés. On a choisi pour cette année de soufler un peu donc nous y allons tranquillement sur le travail et ils choisissent ce qu’ils veulent faire.”

 

Pour répondre à ses besoins particuliers

 

M’adapter à ses besoins d’enfant à haut potentiel et le sentir épanoui.”
“Parce qu’elle a des besoins spécifiques que l’école ne peut pas combler. L’école est en train d’éteindre son potentiel à petit feu, à grands coups de “rentre dans le moule.”
“Ici pour m’adapter à leurs soucis de santé vu que l’école ne s’adapte à rien qui sorte des cases et à leurs divers rendez-vous médicaux.”
“Parce que l’Éducation Nationale n’est pas capable de gérer un enfant avec TSA et qu’on nous a fait comprendre qu’il n’avait pas sa place en milieu ordinaire.”


À cause de phobie / mauvaise expérience scolaire

Céline : “Mon fils souffre de phobie scolaire. Il avait mal au ventre, tombait malade à l’idée même d’aller en classe. Au CP ça allait bien, mais c’est au ce1 que tout à basculé. La séparation avec sa sœur partie en sixième, son frère dans une autre école parce que reconnu handicapé, tout ça à plongé Nicolas dans un renfermement, une angoisse à l’approche de l’école. J’ai eu très mal de laisser mon fils pleurer, accroché aux barrières de l école tous les matins ! La directrice et l’enseignante m’ont dit qu’il était grand, qu’il fallait le laisser, qu’il se calmerait ! Moi à l’époque, je travaillais dans un restaurant, c’est dur à dire mais je n’avais pas le temps ! Et puis, il y a les autres, j ai une grande tribu d’ados, de petits, d’adultes, en tout huit enfants, dont Nicolas est le petit dernier. Mais les journées étaient longues et j’étais angoissée. Puis la dernière réunion à eu lieu, bien qu’en grande difficulté notre fils passerait en ce2 ! J’ai ruminé tout l’été, et le jour de la rentrée, catastrophe !!! On a pleuré tout les deux. Le regard des mamans, des enseignants, je me suis sentie ridicule. J ai pris rendez-vous avec la psychologue scolaire, j’ai démissionné ! Peut-être quand étant plus présente à la maison aiderait Nicolas à aller mieux ? On m’a conseillé de moins m’investir, de moins montrer mon stress à mon fils, pas facile quand ce dernier vous supplie de ne pas le laisser là bas ! Et puis les évaluations quasi quotidiennes m’ont poussée à me poser des questions sur la scolarité de mon fils ! Nicolas devenait agressif, voir violent dans ses gestes et son langage, trop c’en était trop! Lorsque la maîtresse m’a annoncé qu’il irait en cm1, que le redoublement n’existe plus, j’ai décidé de franchir le pas ! Désormais l’école serait à la maison ! Ouf ! C’était temps, Nicolas est heureux ! Pour l’instant il dort beaucoup, mais se réjouit à l idée de faire son apprentissage avec moi !!!””Pour diminuer le stress et la peur des profs qui leur crient dessus.”

“Permettre à mon enfant de se débrancher du 250 volts de stress et d’anxiété, phobie scolaire, de performance et de l’intimidation vécus depuis les trois dernières années ! L’aider à reprendre son équilibre en étudiant ce que l’école à refusé de nous faire parvenir durant son absence maladie ! Retrouver notre joie de vivre, de faire des travaux et ses apprentissages à son rythme 🙂 Pour arrêter de voir des absences multiples compilées par l’école (qui ne suivait pas la loi sur l’instruction publique / privée) puisque nous avons des suivis médicaux hebdomadaires sans compter les suivis en réadaptation ! Voilà la vie d’une DYSmaman”

“Pour diminuer le stress et l’angoisse liés à l’école et l’intimidation que notre plus vieux y a vécus. Pour nous permettre de suivre le rythme de nos enfants, permettre d’avancer plus vite ou plus lentement au besoin. Prendre le temps de vivre, d’explorer et de redécouvrir les plaisirs d’apprendre, ce qui avait disparu avec le passage à l’école de notre plus vieux.”

Émilie : “Au départ pour mon 7 ans trop différent : il fait peur aux maîtresses (sic) qui ne savent que faire de lui. Au mieux elles le laissent dans un coin et il passe ses journées assis à attendre que ça passe, au pire elles s’acharnent à le démolir. Proposé dans la foulée à ma 9 ans qui s’étiolait à vue d’œil car, d’un tempérament perfectionniste, elle ne supporte pas la pression scolaire. Rejoint par l’Ado 14 ans en cours d’année qui en nous voyant faire a estimé que ça lui correspondrait mieux.”

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Pour qu’il reprenne confiance en lui

“Bonjour je suis maman de trois enfants 18 ans 16 ans et 7 ans. Je suis atteinte d une sclérose en plaques tout a commencé quand ma maladie est arrivée, je ne pouvais plus amener mon fils à l’école. Sa première rentrée s’est passé à la maison, après il a été scolarisé de 4 ans à 7 ans. D’abord, j’avais des soucis pour amener mon fils, on a fait appel aux parents d’élève : personne. Donc je paye une personne pour l’amener. Au mois de décembre, j’ai été hospitalisée et là j’ai commencé à réfléchir sur la scolarité de mon Theo. Je me suis attardée sur ses cours, ses leçons, ses devoirs, ses sorties et je me suis aperçue de la pauvreté du travail. Theo a commencé à avoir des troubles d apprentissage, de concentration. Il a commencé avoir des migraines, des malaises, insomnies, agitation, vocabulaire agressif après ont suivi “je ne veux pas aller à l’école, je suis nul, je ne comprends rien“. Il se donnait des claques quand il n’y arrivait pas, là j’ai dis stop. Theo m’a parlé de son mal être, de ses difficultés. J’ai décidé de lui faire en plus de ses cours. De tout reprendre moi même avec Theo. Cela fait trois mois que l’on travaille en plus de son école, il a repris un peu confiance en lui et un jour il vient me parler et il me demande si je pouvais faire l’école à la maison ?? Car il s’est aperçu de ses progrès grâce à son travail fait à la maison. Alors je me suis renseignée, j’ai lu beaucoup car je pensais que l’école était obligatoire. Je fus soulagée quand j’ai lu que l’école n’est pas obligatoire, l’instruction oui. Donc Theo et moi on a décidé de faire l’école à la maison, ce sont les paroles d’un enfant de 7 ans !!! Nous commencerons dès le mois de juin, nous sommes heureux et motivés. Je souhaite rajouter quelque chose : mon premier enfant qui a maintenant 18 ans quitte son lycée. Depuis son cm1, il a subi l’école. Je peux vous dire qu’il a été broyé, dégoûté par l’école. Il a perdu confiance en lui. Total, si j’avais su que c’était légal de faire l’école à la maison, je l’aurais déjà fait. Résultat des courses : il a 18 ans, un passé scolaire minable, pas de métier en poche, il revient au point départ .Voilà mon histoire, nos enfants ne sont pas aimés. Dès qu’ils sont plus lents, plus sensibles, plus curieux, plus tout, on les sacrifie, on les oublie. J’ai fait confiance à l’école, à l’Éducation Nationale mais là stop, je veux que mes enfants soient heureux, bien dans leur tête, leur vie. Je ne veux plus qu’ils soient des moutons !!!”

“Pour moi la 11 ans m’a fait une dépression en ce1 puis en cm2, on lui retire son AVS. Je l’ai retirée avec un niveau ce2 en cm2. La 6 ans très lente, pas de concentration, en retard et on me dit pas de redoublement donc vive l’école à la maison à leur rythme, elles sont heureuses.”

“Mon garçon a 10 ans et nous commencerons l’école à la maison en septembre pour sa 5ème année. J’ai choisi de le faire car son TDAH type mixte avec trouble de l’opposition provoque trop de situations qui lui donnent peu confiance en lui. Dernièrement, il a passé 2 semaines dans l’école sans être dans la classe car ça ne fonctionne pas. Il est académiquement très bon, il est un des meilleurs de sa classe et il n’est même pas dedans!!! (pour ça je suis chanceuse). Donc avec l’année passée et cette année nous avons décidé de faire l’école-maison pour les 2 prochaines années, afin de l’aider à développer un meilleur estime de lui et qu’il puisse dépenser de l’énergie à son rythme dans la journée. Travailler sur ses forces et non ses faiblesses.””J’ai 2 enfants, mon 1er bientôt 13 ans (Maël) et ma 2ème 9 ans (Nola). L’un très doux et introverti ayant une lenteur d’exécution d’où l’IEF depuis quelques mois. Ma fille est scolarisée dans une école car très extravertie et besoin de l’effet de groupe (comme quoi nous devons nous adapter à l’enfant). Mon fils a eu de gros soucis avec sa lenteur, dans une société d’avantage “hyperactive”. Les professeurs ne pouvaient plus le supporter donc avant qu’il se retrouve en dépression nous avons souhaité réaliser l’IEF. L’IEF à un effet “miracle” sur lui, il est plus épanoui, prend confiance en lui, il apprend mieux et d’avantage… J’ADORE !!!!

“J’ai un enfant à défi particulier à qui les routines et les trop nombreuses règles scolaires ne conviennent pas et ruinent sa motivation et sa confiance en lui. De plus, il a besoin d’aller à son propre rythme, rapide parfois et lent d’autres fois.”

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Pour être libre

Vic : “Pour que mes enfants aient la chance de connaître une réelle liberté d’être, de vivre, de choisir et surtout de penser. Le vrai bonheur et la vraie chance de l’IEF c’est la liberté ! <3 Le sourire sur leurs lèvres confirme ce choix magnifique.”

“Parce que je veux lui offrir plus que ce que l’école a à offrir. Un apprentissage critique des normes. Parce ce que je veux qu’elles soient libres de jouer, de manger, de dormir quand elles veulent sans demander la permission. Quelles puissent s’investir dans divers projets (gym, musique, danse, etc). Parce que je veux être avec elles et profiter de tous les instants. Parce que la vie est trop courte. Parce que je veux développer avec elles une complicité.”

“L’instruction en famille ici (nous on ne fait pas école, désolée), c’est pour :

– apprendre ce qu’on apprend pas à l’école,
avoir le droit de penser autrement et de trouver ses propres chemins vers un apprentissage,
– avoir le droit de ne pas travailler,
– être libres de nos mouvement, jour après jour, et année après année,
– se sentir en sécurité face à une école que je considère violente aussi bien dans le manque de formation des maîtres à la relation bienveillante, que dans ses programmes inadaptés à chaque enfant
– parce qu’on aime ça ! (et qu’on le vaut bien :p )”

Pour avoir un bon niveau, pour évoluer dans cadre sécuritaire

“Pour respecter le rythme d’apprentissage choisi par ma fille, pour éviter les classes surpeuplées, la surveillance très moyenne des enfants en récréation (constaté par moi), pour passer plus de temps avec elle, pour ne pas déléguer son instruction à quelqu’un d’autre, pour qu’elle ait plus de temps libre, etc.”

À cause de la violence à l’école, parce que le papa et moi on a connu pléthore de profs incompétents (et aussi quelques profs excellents, mais trop rares et souvent en fin de carrière), parce que beaucoup d’enfants sortent de primaire sans savoir vraiment lire, etc.”

“Je souhaite démarrer l’IEF avec mon fils l’an prochain (il sera en CM1) pour sensiblement les mêmes raisons qui ont déjà été évoquées plus haut. Mon fils est de nature gentille et généreuse, il est respectueux et a oublié d’être bête. L’école est en train de casser tout ça et je refuse de le perdre tel qu’il est vraiment. Les méthodes d’enseignement médiocres à grands renforts de polycopiés tirent nos enfants vers le bas, inhibent leur curiosité et leur créativité, leur donnent une vision erronée et étriquée du monde qui les entoure. Beaucoup d’enfants qu’on y rencontre sont élevés dans le rejet de la différence, grandement encouragés par les pseudos valeurs de l’Éducation Nationale, et dans le matérialisme, la pensée unique. La sociabilisation n’y est rien d’autre qu’une concurrence acharnée, où tous les coups sont permis, y compris le mensonge, le chantage, utilisés parfois même par les instits, tout ce que j’execre en somme, et que mon fils ne supporte plus.”

Peur de la violence, pour respecter son rythme adapter les apprentissages, pas envie qu’il rentre dans le “moule”, respecter sa singularité, une envie de liberté…”

Poison Darling : “Pourquoi diantre confierais-je l’instruction de mes enfants à de parfaits inconnus en les plaçant toute la journée dans une institution dans laquelle leur individualité n’aura plus sa place, étouffée dans le nombre, où le livre de la classe est Trotro quand nous lisons du Perrault et parce que l’école n’a jamais été épanouissante pour moi et que les chats ne font pas des chiens tout simplement. Je suis heureuse de voir mes enfants libres dans leurs attitudes et leurs expressions corporelles. Libres de vivre pleinement leur enfance et d’exprimer leur curiosité naturelle.”

“Et bien j’ajouterais que ce n’est pas QUE pour les enfants mais pour le bien être de toute notre famille. Nous sommes tous (nous parent y compris) entrés dans une dynamique d’apprentissage, un cercle vertueux de la recherche de la connaissance. Quand mon fils voulait savoir sur la carte du monde où habitait précisément le gorille (Afrique ? Forêt amazonienne ? C’est vrai, Tarzan venait d’où précisément ?) Je n’ai pas fais la maline et je suis allée chercher pour être sûre de ne pas me tromper, pas question de donner une réponse approximative et possiblement erronée. Les questions pointues se multiplient et j’avoue prendre du plaisir à travailler pour revoir mes grands classiques.”

 

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Pour vivre en accord avec nos valeurs / mode de vie

Julie : “Pour changer le monde ! Je ne suis pas en accord avec les valeurs véhiculées par les institutions, les médias, une partie du matériel dit pédagogique proposé aux enfants. Je peux pas croire qu’on impose encore aux enfants UN mode d’apprentissage pour tous. À peu près personne se souvient du contenu des cours au primaire et au secondaire et pourtant, on nous sert encore la même rengaine. Je veux que mes enfants gardent leur passion pour l’apprentissage, qu’ils découvrent leurs champs d’intérêts, dans le plaisir et non pas dans le stress, la comparaison, l’évaluation et le souci de se conformer à un modèle unique, insipide.”

“Parce que j’ai envie qu’elle s’intéresse à plus que ce qu’ils enseignent à l’école et qu’elle découvre ses propres champs d’intérêts. Bien que je fasse confiance aux éducatrices/éducateurs, je doute de plus en plus de l’efficacité du système scolaire derrière eux. J’aimerais aussi qu’on puisse vivre de simplicité volontaire et d’auto-suffisance d’ici à ce qu’elle soit d’âge scolaire, je trouve donc que l’école à la maison sera plus en accord avec ce mode de vie là. Et pour être étudiante à temps plein depuis 3 ans et d’avoir vécu un burn-out et plusieurs crises d’anxiété à cause de la peur de manquer de temps ou d’échouer, je veux lui éviter ça le plus longtemps possible !”

Myriam : “Proposer une instruction de qualité à mes enfants qui réponde à leurs besoins et non à une norme prédéfinie afin de leur permettre de s’épanouir. Je souhaite aussi que mes enfants évoluent dans un cadre bienveillant imprégné de valeurs nobles que souvent le laxisme scolaire ne prend plus en considération.”

“Je ne crois plus en l’ecole, trop éloignée de mes idéaux d’education (bienveillante) et d’instruction (respect de l’enfant, de son rythme, pedagogie inadaptée).”

“Pour avoir une meilleure qualité de vie.”

“Pour nous lever à l’heure où l’on n’est plus fatiguées, pour ne pas être pressées, pour avoir le droit d’aller à notre rythme, pour avoir la chance de faire les exercices de physio/ostéo/ergo sans être en “retard” scolaire, pour choisir nos intérêts, pour vivre une socialisation constructive/collaborante/participative (ok j’en laisse aux autres…). Une dernière : la chance d’être là au moment où son regard s’illumine lorsqu’elle comprend (sa première lecture… ce fut aussi fort pour moi que les premiers pas !)”

“Pour avoir des congés maladie sans prendre de retard. Pour ne pas subir le stress des examens. Pour ne pas être en compétition avec les autres élèves. Pour ne pas vivre d’intimidation. Pour avoir plus de temps de jeux libres.”

Pour apprendre autrement

“Parce que ce mode d’instruction offre des possibilités bien plus étendues que ce que propose l’école, un enseignement personnalisé de bien meilleur qualité adapté à l’enfant et non l’inverse.”

Aurélie : “On peut. Empreinte écologique mieux maitrisée. Militantisme paisible pro-diversité des moyens d’instruction.”

Stéphanie : Parce que mon aîné se débrouillait si bien et avec tant d’enthousiasme dans ses premiers apprentissages (qui ne sont pas des moindres) les premières années et que nous n’avons pas vu le besoin de faire autrement à partir de tel ou tel âge.”

Pour apprendre à mes enfants le français. Nous vivons en Ontario (Canada) et l’école d’immersion française (à 17 minutes de chez nous) demandait 1h et 10 minutes aller et retour en autobus. De plus, l’immersion française n’était pas très stimulante pour mes enfants car ils parlaient déjà le français. J’avais de la difficulté à mettre mon petit de 4 ans dans un autobus pour si longtemps par jour. L’école française la plus proche était à 35 minute d’auto… J’imagine juste comment longtemps ça prendrait pour s’y rendre en autobus. L’école à la maison était la meilleure solution pour tout le monde.”

 

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Pour renforcer les liens familiaux / profiter de son enfance

“L’école-maison pour créer, solidifier et conserver des liens solides entre parents-enfants et également entre soeurs. Pour offrir une magnifique liberté, une grande ouverture aux jeux et surtout à la nature. Pour y aller à son rythme et s’assurer de la compréhension de chacun. 🙂 Pour apprendre à faire des boucles à 4 ans, même si c’est supposé être seulement en maternelle ! (inside personnel! :P)”

“Pour que la fraterie ait le temps et l’opportunité  d’être des meilleurs amis au lieu de donner ce temps et cette énergie à de purs étrangers et de devenir un peu étranger avec les membres de sa propre famille ! (mes 3 plus vieux ont fait l’école publique et l’école à la maison et ça fait vraiment une difference dans le comportement entre eux !)”

“Pour nous permettre d’explorer le monde et de voir grandir nos enfants.”

“Pour qu’elles aient un maximum de temps pour jouer librement. Pour qu’elles puissent socialiser. Pour être avec elles.”

“Ici c’est pour pouvoir profiter de l’enfance. Pouvoir faire ce dont on a envie sans subir “la pression des pairs”. Pouvoir apprendre ce dont on a envie quand on a envie. Pouvoir aller à fond dans des passions personnelles. En tant que parent garder le “contrôle” sur la vie de mes enfants et non pas donner ce contrôle au CPE / commission scolaire / ministère de l’éducation. Et surtout pour avoir une relation extraordinaire avec mes enfants qui grandissent trop vite !”

Les regarder vivre, grandir et apprendre vraiment, concrètement.”

“Mes raisons de faire l’école à la maison sont : respecter leur rythme d’apprentissage, mettre en avant les acquis et non les difficultés, essayer de leur apporter différentes pédagogies pour faciliter l’apprentissage. Ayant une famille nombreuse, avoir du temps pour chacun de mes enfants, profiter de mes enfants, de les voir s’épanouir, de leur apprendre l’entraide et non la concurrence, de leur enlever le stress, le rythme soutenu des allers retours école maison, respect de la différence.”

“Pour déjouer le temps et prendre le temps de profiter de chaque petit moment et de les vivre à fond. Mon petit homme est un intense et je lui offre la liberté de son rythme pour apprendre et comprendre…pas de stress, ni de pression et pas d’intimidation. Mieux vaut en apprendre moins mais bien comprendre ce qu’on a appris que d’en apprendre plus et de n’avoir rien compris….le temps est bien souvent l’ami de la compréhension.”

“Vous avez tout dit ce que je voulais dire alors je dirais juste idem : Défier le temps et profiter à fond de notre enfant qui grandit très vite. Prendre le temps de vivre, changer le monde, aller à notre rythme. Pouvoir faire des breaks. Pouvoir faire autre chose que des apprentissages purement académiques. Apprendre les choses de la vraie vie. Vivre l’apprentissage vivant actif empirique. Reprendre le goût d’apprendre. Être dans une socialisation positive et non pas une socialisation conflictuelle. Apprendre à se connaître, se respecter, écouter son corps, etc. Ne pas subir les déficiences du système “école” . Bon et pour finir disons que l’école ne lui a pas fait de cadeau.”

Parce que c’est mon droit

Christelle : “Mes enfants sont grands maintenant 25, 22, 201/2, 16 et les trois aînés sont dans la vie active. L’instruction en famille c’est notre quotidien depuis 1999. Mais de 4 enfants je suis passée à une grande ado indépendante. Je répondrai “parce que j’en ai le droit tout simplement“.

“Parce que pourquoi pas ?”

“Quand je me suis posée la question “dis-donc mais pourquoi mes enfants vont à l’école?” c’est là que ça c’est éclairé pour moi. Une fois qu’on s’ouvre au questionnement, tout peut arriver !”

Pour toutes ces raisons

“Nos raisons (je vais sûrement en oublier !) :

  • Respect des rythmes chronobiologiques de l’enfant.
  • Apprentissage au rythme de l’enfant, pouvoir approfondir tant qu’il le désire, pouvoir s’attarder s’il en a besoin.
  • Choix d’une pédagogie alternative (Montessori).
  • Alternative à un système souffreteux où malheureusement scolariser rime avec jouer à la roulette russe (Personne bienveillante ou pas? Violence ou pas? Harcèlement ou pas? Lecture syllabique ou pas? Interdit d’aller faire pipi plusieurs heures durant ou pas?…)
  • Gain considerable de temps, consacré à autre chose que rester enfermé entre 4 murs avec interdiction de parler/bouger : sortir, voir le monde, passer du temps de qualité en famille, entre amis, avoir tout le temps pour s’adonner à une ou plusieurs passions : art, sport, bénévolat, apprentissage d’une langue inhabituelle, etc.
  • Coopération privilégiée, alors que notre système veut plonger les enfants dans la compétition dès la maternelle (notations, classement, comparaisons).
  • Préservation de l’estime de soi.
  • Préservation du plaisir d’apprendre, pour son accomplissement personnel, sans jugement, sans le faire pour une note (avec le stress qui va avec, et le fait que la leçon sera rapidement oubliée ensuite).
  • Pouvoir profiter de son enfance (pour elle comme pour nous).
  • Socialisation (parlons-en!) : avoir le choix de ses fréquentations et amis, privilégier la qualité à la quantité, ne pas se limiter à sa seule année de naissance comme critère de sociabilisation, savoir dire “stop” face à une relation toxique, apprendre le respect (des autres comme de soi-même).
  • Parce que malheureusement l’ascenseur social est en panne, et nous désirons lui donner les moyens de faire ce qu’elle voudra de sa vie (que ce soit neurochirurgie ou plomberie…), et qu’à moins de déménager, en passant par l’EN, ici, elle sera refusée par certaines prepas (c’est encore arrivé l’an dernier à la fille d’un confrère, pourtant 19 de moyenne et un lycée mieux classé que le “nôtre”…).
  • Non nous n’allons pas en faire une fainéante, certes elle ne sera peut-être pas “prête” pour le monde du travail au sens de l’EN : nous n’avons en effet pas spécialement envie d’en faire une employée de bureau ou d’usine obéissant aux consignes et (de préférence) qui arrive à l’heure (quoi que j’aime la ponctualité)… Nous ne voulons RIEN en faire dans le sens où elle est, et sera, elle-même, nous espérons bien instruite, la tête bien faite et si possible bien pleine aussi, bien dans ses baskets et dans ses projets de vie… Et tant pis ou plutôt tant mieux si elle ose claquer une ou deux portes et change trois fois de job avant de trouver le “bon”, on n’a qu’une vie, autant oser… D’ailleurs, nous, on a décidé d’oser l’IEF.”

Cindy, Gwen, Mi Li, Laura et Anne-Cerise livrent aussi leur témoignage sur leur blog. Dans un prochain article, j’expliquerai comment nous en sommes venus à l’IEF et en quoi je rejoins de près ou de loin tous ces témoignages.

 

Et vous, pourquoi instruisez-vous votre ou vos enfant(s) en famille ?
Témoignez ! Faites-le en commentaire ou par
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Instruction en famille témoignages

 

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18 commentaires

  • Laura Bécognée
    23 juin 2016 à 21 h 31 min

    Pour ma part c'est seulement pour respecter ses droits d'enfant avec le plus grand sérieux qu'ils méritent, par exemple :
    – Le droit d'aller où il le désire quand il le désire,
    – le droit d'apprendre ce qu'il veut quand et autant qu'il le veut,
    – le droit de se forger sa propre opinion et d'apporter sa contribution au bonheur du monde
    – le droit de faire son petit bonhomme de chemin sans attendre que le monde adulte le considère comme une personne à part entière.

    Répondre
  • Step bystep
    23 juin 2016 à 15 h 16 min

    Merci pour ce bel article ! Quel boulot !!! Bravo ! Et, que de belles raisons de pratiquer l'IEF…

    Répondre
  • Nawel,Zélie&Co
    23 juin 2016 à 12 h 58 min

    merci pour ce bel article!!!!

    Répondre
  • Lise Isa
    23 juin 2016 à 11 h 09 min

    Merci pour cet article complet ! Je relaie bien sûr!
    Bonne journée à toi !

    Répondre
  • Gwen
    23 juin 2016 à 10 h 14 min

    Super article ! je crois que je filerai le lien à certaines personnes voulant aller plus loin que mes raisons à moi, cela offre un panorama hyper riche !
    Raisons que j'avais détaillées ici : http://petitbout-petitbout.blogspot.com/2016/03/pourquoi-ce-choix-de-lief.html

    Répondre
  • Enid
    23 juin 2016 à 7 h 51 min

    Quelle compilation ! Chapeau !

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      26 juin 2016 à 16 h 41 min

      Oh ben tu sais, ctl+c et ctl+v : j'ai travaillé le copié-collé du clavier 😉

      Répondre
  • Merepoule
    23 juin 2016 à 6 h 57 min

    Merci, quel formidable article ! J'ai adoré lire tous ces témoignages ! J'aime la diversité que nous représentons. Je crois que je me retrouve dans un petit peu de un peu tous les avis…une vraie salade de fruits !!! Parfois, nous sommes opposés, nos différences sont marquées, les colères montent, les avis divergent mais dans le fond, je trouve que c'est comme une famille, on s'aime bien et si c'était possible, on se retrouverait devant un bon repas familial…!!! J'en profite donc pour dire à celles que mes avis heurtent parfois, que je les aime bien, que je respecte leurs choix même si je ne les approuve pas dans leur entièreté et que mon objectif est de provoquer parfois pour pousser la réflexion et faire émerger d'autres formes d'IEF, d'autres éclairages qui n'ont pas toujours de tribune pour s'exprimer.

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      26 juin 2016 à 14 h 20 min

      Nous prenons différentes routes pour atteindre le même objectif au final. Merci pour ce commentaire. Je file lire ce blog que je ne connaissais pas. Au plaisir !

      Répondre
  • Anonyme
    23 juin 2016 à 6 h 20 min

    Bravo ! et Merci !!
    Pour nous c'est d'abord une envie d'autre chose que ce que j'ai moi-même vécu, plus de line, plus de relation, plus d'écoute et puis rapidement avoir le courage de mettre en pratique ce qui a du sens pour moi, pour nous. C'est à dire grandir libre pour devenir des adultes libres et conscients, "se déprogrammer" de l'uniformisation pour avoir la chance un jour de vivre sa vie comme on l'entend sans se limiter, sans penser qu'on ne sait faire que ce qu'on a apprit et au contraire savoir rebondir, créer, apprendre ce qu'on besoin, pour faire ce qui est juste et bon pour soi !!!
    Pour moi l'IEF est une hymne à la vie !!!
    Je rajouterai que concrètement une telle décision a une incidence forte sur notre vie et nous demande un travail intérieur quotidien, une bonne dose de courage pour assumer cette priorité, trouver les ressources nécessaires, permettre à chacun de s'épanouir et en tant qu'adulte nourrir le plaisir, et ne pas avoir l'impression de se sacrifier pour ce projet d'IEF. Cet aspect là, nous pousse à nous montrer meilleurs chaque jour, et aussi parfois à nous sentir bien seuls et incompris par ce système "autoroute" … sur notre petite route de campagne difficile de rencontrer des chauffards !!! LOL Bonne journée Lucie M

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    • Crapaud Chameau
      26 juin 2016 à 14 h 18 min

      Merci Lucie pour ce témoignage.
      Vous avez raison de soulever l'effort de travail intérieur, c'est un point-clé pour réussir l'IEF.

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  • Vic D
    23 juin 2016 à 1 h 58 min

    Quel boulot de titan! Quelles précisions, quel joli article où tout est dit, où l'on retient des similitudes et des différences…Merci! j'ai adoré lire tous ces avis!:)

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