Parentalité

Papa IEFeur parle : Aux Papas qui doutent du choix d’IEF

2ème épisode de notre
saga « L’IEF, c’est pas fait pour nous »

Pourquoi choisir l’Instruction en famille et les doutes

 Fotolia_82328243_XS

 

Chronique de Papa Crapaud Chameau, mes commentaires sont inscrits en italique.

Petite intro ou quand les doutes m’ont assailli

Bon d’accord je suis partant, côté finance plus trop de craintes mais ma fille, comment va-t-elle prendre ça ?  Et l’entourage ?
Les deux premières personnes à qui j’en ai parlé m’ont aussitôt demandé : “Et la socialisation ? Tu y as pensé à la
socialisation ? Elle sera toujours seule avec ses parents. Tu ne peux pas la protéger tout le temps, il faudra bien qu’elle affronte l’extérieur”. Le soir, en rentrant du travail, le doute me tiraillait les intérieurs. J’ai commencé à imaginer ma fille cachée derrière moi dès qu’un enfant arrive vers elle. Prostrée, timide, bref, la totale.
Vous ai-je déjà dit que quand je cogite, je vois tout en noir ? Et bien c’était parti pour une nuit de cauchemars. Le lendemain matin encore dans les brumes de cette nuit agitée, j’amenai le sujet au petit déjeuner afin que nous en parlions avec Julie. Nous sommes tombés d’accord, comme d’habitude.

 

Je ne voulais pas que ma décision de faire l’instruction à la maison ait pour principal motif ma pénible expérience personnelle à l’école et mes seules frustrations.
N’allez pas penser que je suis totalement contre l’école, même si je n’en garde pas un très bon souvenir. Je n’avais pas d’ami, j’étais toujours seul et très timide, toujours caché dans les jupes de ma mère. Je n’aimais pas me lever le matin aux aurores et me retrouver en file indienne dans une cour sans âme et dans une classe sans chaleur à part le radiateur du fond auprès duquel je me trouvais en général. Bizarre, ça ressemble beaucoup à ce que redoutent mes amis quand je leur parle de l’instruction en famille.
Ce n’était pas que je ne voulais pas apprendre, non bien au contraire. J’étais curieux de tout ce qui m’entourait et je voulais tout savoir. Le contexte ne me plaisait pas. L’effet de groupe, le troupeau.

 

Du primaire, j’ai peu de souvenirs et ça a été dur mais pas à cause de l’école, je me trouvais dans une situation familiale difficile. J’ai fait une journée au collège public (secondaire) de la ville puis mes grands-parents m’ont prise chez eux et j’ai intégré un très bon collège privé. Je n’étais pas la star du collège, pas du tout, même plutôt l’inverse. J’avais de bonnes amies sur lesquelles je pouvais compter, nous nous amusions comme des folles à la récréation. J’avais d’excellents professeurs, je me rappelle en particulier de deux professeurs. En 6ème, un professeur d’Histoire-Géo passionné par la mythologie, ses cours étaient fascinants, j’étais suspendue à ses lèvres, hypnotisée. En 4ème, une prof de Français qui m’a donné le goût de la lecture avec “Tristan et Iseult”, et depuis je n’ai plus lâché les livres. Au lycée, la déconnade était de mise avec mon amie que je considère comme ma sœur. Bon il y a bien eu les “ennemis” de classe, les devoirs pas rendus à temps, les mauvaises notes, la peur de faire honte à mes grands-parents, la boule au ventre du lundi d’autant que j’étais un moment pensionnaire, mais dans l’ensemble, je garde un bon souvenir d’école. Mon choix n’est pas celui du “contre l’école” mais du “pour la liberté”.

 

C’est vrai que je suis d’une génération qui a connu la discipline à l’école, époque où les enseignants avaient toujours raison. Les parents respectaient leurs décisions et suivaient leurs conseils. Mais la chaleur et l’affection n’étaient pas leurs premières qualités. Je pensais que de nos jours les choses sont différentes : plus de liberté pour l’enfant, plus d’écoute, l’enfant au centre de l’apprentissage…
C’est là, les papas, que vous allez comprendre pourquoi mes hésitations n’ont pas duré longtemps.

 

Pourquoi nous avons choisi l’instruction en famille

 

Les raisons subjectives

Je n’utiliserai pas le discours apaisé pour expliquer le choix de IEF pour être plus ou moins accepté par les autres, non, la vérité et l’exactitude de la raison de nos choix primeront. Maman Crapaud Chameau pourra toujours me rappeler à l’ordre si je dérape. Notre perception de l’école n’est pas le seul vecteur de notre décision de l’IEF, notre vie et notre ressenti en sont d’autres tout aussi importants.
Pour bien comprendre, en premier lieu rappelons-nous que toute bonne culture a besoin d’un terreau fertile. Pour notre couple au départ et notre famille par la suite, ce terreau est l’amour. L’unique, le meilleur terreau qui soit celui qui augure les grands jardins fertiles et luxuriants. L’amour, le vrai, celui qui se vit sans partage.
Quand l’enfant arrive dans ce jardin, notre jardin, il y trouve immédiatement sa place avec les mêmes effets, la difficulté de supporter la moindre séparation. Pour vous donner un exemple, jamais ni Julie, ni moi-même, n’aurions un seul instant eu l’idée de faire appel aux services d’une gardienne pour avoir une petite soirée en amoureux. Alors imaginez une garderie… Le fait de garder notre fille avec nous jusqu’à l’âge de commencer l’école n’a certainement pas contribué à nous donner l’envie de la confier à cette institution.

N’allez pas imaginer que nous soyons pour autant possessifs ni l’un envers l’autre ni avec nos enfants, pas du tout, ce n’est que de l’amour, le besoin de la présence de l’autre ou des enfants. Pour être considéré comme possessif, il faudrait que cet amour ne soit pas partagé par l’un ou l’autre, qu’il soit étouffant. Ce qui n’est pas le cas dans notre famille, nous nous élevons les uns les autres.

 

Je vous accorde le fait que ce ne soit pas toujours simple à gérer car cela demande beaucoup de disponibilité mais quand c’est vital on n’y pense pas vraiment, c’est tellement naturel que l’on ne s’en rend pas compte. Et quand Crapaud Paul est arrivé, sans prévenir, comme toute bonne nouvelle, il s’est glissé tranquillement dans notre cocon de la façon la plus naturelle qui soit. Pourrions-nous avoir huit enfants, ce serait la même chose. L’amour se multiplie, il ne se divise pas.
Je partage avec vous mes réflexion. L’instruction en famille est un choix, une décision importante à prendre qui va bouleverser notre vie, un bouleversement qui donne chaque jour de la joie, de l’optimisme et le plaisir de transmettre à ses enfants un patrimoine bien plus important que n’importe quelle autre
fortune :
la connaissance et la faculté de faire la part des choses.

 

Servez-vous dans le résultat de mes cogitations et expériences, et généreusement. Rejetez ce qui ne cadre pas à votre ressenti ou va à l’encontre de vos valeurs. Ce n’est pas un menu tout compris, c’est à la carte ! Ah tiens, c’est le Chef qui parle là.

 

Les raisons objectives

Une fois passées en revue les raisons sentimentales, il y en a aussi quelques autres comme le confort par exemple.
  • Pouvoir pendre le temps de vivre nos journées à notre rythme, sans courir du matin jusqu’au soir pour aller à l’école et le soir pour aller chercher les enfants.
  • Avoir chaque jour la possibilité de prendre notre petit déjeuner tranquillement à la maison.
  • De n’être esclave d’aucun système qui nous dicte du matin jusqu’au soir la façon d’organiser notre journée.

Pour que ce soit réalisable, il faut faire des efforts inévitables

  • La première chose est bien sûr d’en avoir envie, l’envie de transmettre, de partager, en fait, il faut avoir quelque part l’âme d’un enseignant. Ensuite, il faut en avoir les capacités ou aller chercher ce qui nous manque : enseigner c’est apprendre. En général quand on associe les connaissances de maman et de papa, on est pas loin d’avoir ce qu’il faut.
  • Autre point très important : il va falloir que l’un des deux laisse de côté sa carrière s’il en a une.

 

L’IEF demande du temps et de l’organisation. Je vous ai déjà parlé de l’organisation financière mais là il s’agit de disponibilité. Quand le désir est là, l’intendance suit.
Dans notre famille, c’est maman Crapaud Chameau qui est la principale « enseignante » de notre école maison. Pour d’autres, ça peut être le papa ou encore les deux qui se partagent la tâche en fonction de leur instruction, de leurs connaissances et disponibilité.
IEF Papa doute

 

Voyons toutes les autres raisons, celles qui font que l’on décide de d’instruire soi-même ses enfants plutôt que de les confier à l’institution.

De quoi se mêle l’école, à s’immiscer dans l’éducation de nos enfants ? Qu’elle arrive seulement à faire ce pourquoi elle est censée exister : les instruire. 

Depuis longtemps, aux récits des parents de notre entourage, je trouvais assez bizarre que l’école soit citée tout le temps lorsque l’on parlait d’éducation. Bien sûr qu’il y a forcément une part d’éducation dans l’instruction, mais il y a des domaines qui pour moi relèvent exclusivement des parents, comme la sexualité ou la religion par exemple.

–  L’école n’est pas censée être laïque ?

–  Et l’innocence de l’enfant,  l’école n’est-elle pas là pour la préserver ?

Les confronter à la sexualité dès le plus jeune âge, pourquoi ? Entre l’histoire du Prince charmant, des abeilles qui butinent ou des garçons qui naissent dans les choux et les filles dans les roses, n’y-a-t-il pas d’alternative pour qu’il faille leur faire une démonstration de « pose » de préservatif ? Ne sont-ils pas déjà
suffisamment pollués par Internet ?

– Les parent n’ont-ils plus droit au chapitre dans l’approche qu’ils souhaitent privilégier dans l’éducation sexuelle de leurs enfants ?

– Les parent n’ont-ils plus la possibilité de transmettre leurs propres valeurs à leurs enfants ?

Je sais bien que je généralise, mais justement l’école aussi a tendance à généraliser. Tout le monde dans le même moule, tout le monde au même rythme, tous les enfants identiques et finalement on les dirige de façon subtile vers la pensée unique.

“Et la socialisation, comment s’organiser puisque c’est effectivement important pour le développement de l’enfant ?”

Comme je vous le disais et vous le savez sans doute, la première réflexion qui nous est faite est : as-tu pensé à la socialisation de ton enfant ? Autrefois, l’école était effectivement l’un des seuls lieux où les enfants pouvaient se côtoyer et socialiser. Bon à la maison aussi, autrefois les familles étaient plus nombreuses. À la campagne aussi lors des récoltes, des semis, des vendanges. Actuellement il y a tant de possibilités pour les parents IEF que le problème n’existe pas vraiment pour nous. Quelques exemples en bref :

  • Toutes sortes de cours à faible coût sont offerts par les municipalités dans le domaine artistique, littéraire, ludique ou sportif. Si on a les moyens, on peut les trouver dans des établissements privés. Le rythme est en général hebdomadaire et l’enfant y retrouve ses amis à chaque séance. Il s’y créé des liens d’amitié avec d’autres enfants qui peuvent ensuite se revoir chez l’un ou chez l’autre.Les associations des familles qui font l’instruction en famille, il y en a de plus en plus. C’est une bonne occasion aussi, lors des rencontres, des fêtes, et des formations qui y sont souvent offertes, pour permettre aux parents de socialiser. Il ne faut pas s’isoler lorsque l’on fait IEF, au contraire il faut s’ouvrir aux autres à toute occasion.
  • Il y a aussi les parcs aménagés pour les enfants où ils peuvent s’y retrouver et c’est amusant de voir les autres enfants très étonnés et qui posent des questions quand ils apprennent que votre enfant ne va pas à l’école.
  • Et puis il y a toutes les sorties bien agréables à faire en famille : les parcs nationaux, les jardins botaniques, beaucoup d’occasions pour les enfants de se faire des copains de rencontre.
  • Grâce à tout ça, notre fille est tout sauf timide
    ou réservée, ce serait même le contraire car elle va vers les autres
    spontanément pour parler et… socialiser.

Quoi, une enfant scolarisée à domicile qui ne soit pas sauvage ?! Et oui, le Chameau aime discuter, rencontrer d’autres personnes. Et vous savez quoi, on fréquente même des gens d’autres cultures et religions… Qui associe terrorisme et Instruction En Famille ?

IEF Papa doute

 

« Pourquoi ne le ferais-je pas ? Par peur de passer pour un élitiste, ou un conspirationniste ?

Parlons-en de l’instruction à l’école.

N’allez pas penser que je mets toutes les écoles dans le même cartable, il y en a certainement de bonnes, où l’enfant peut se développer et évoluer dans la sérénité et le respect, malheureusement, je n’en connais aucune dans mon secteur. Et si je me tournais vers l’école privée, rien ne m’assure que ce sera
mieux, les manuels et directives pédagogiques sont les mêmes.

Je ne juge pas pour juger, nous savons tous que le niveau d’instruction à l’école ne cesse de diminuer et je suis bien placé pour le savoir. Je suis enseignant en formation professionnelle depuis plus de vingt ans et j’ai la possibilité chaque année de voir le niveau baisser de celles et ceux que l’on me confie
pour les former. Ils sont souvent diplômés de l’école secondaire ou bacheliers ou même universitaires, et je suis régulièrement obligé de les mettre à jour sur les fractions, les pourcentages, sans parler de la maîtrise de leur langue maternelle, le français. Et quand je leur annonce que je n’accepte pas la calculatrice, ils me regardent comme si j’étais un dinosaure.

Ils ne connaissent souvent pas grand-chose de leur histoire et de celle du reste du monde et ne parlons pas de géographie. Bien sûr, quelques élèves se distinguent du lot, ce sont des exceptions et quand je leur fais remarquer qu’ils ont de bonnes connaissances générales, la plupart du temps ils m’expliquent que ce sont leurs parents qui les ont beaucoup aidé dans leur cheminement scolaire.

Vous voyez, on y revient toujours aux parents !

« Mes enfants sont-ils en sécurité à l’école ? Je peux les confier et être tranquille ? »

Il y a deux volets à la sécurité : la sécurité physique et la sécurité intellectuelle ou mentale.

En ce qui concerne la sécurité physique, ce qui m’inquiétait les plus avant de décider de faire l’IEF c’était le risque élevé de harcèlement à l’endroit d’un enfant qui sort des standards établis par les jeunes. Souvent, ceux qui reçoivent de l’aide de leurs parents ont un niveau plus élevé, ce qui n’est pas
du goût de ceux qui n’ont pas cette chance. Le nivellement par le bas commence hélas aussi dans la cour de petite école. Et puis, quand l’enfant ne suit pas la mode, c’est la mise au banc assurée.

Et toutes les histoires d’horreur que plusieurs de mes élèves se sont fait un plaisir de me raconter, à propos du rapport garçon et fille. Je n’entrerai pas dans les détails ici car je suis sûr que vous en savez autant que moi.

La drogue aussi me tarabustait. Que ma fille se drogue un jour, je n’y pourrai peut-être pas plus que les parents confrontés à ce fléau, mais je n’ai pas envie, mais alors pas du tout, que ce soit l’école qui lui ait montré ce terrible chemin. Et c’est hélas une réalité de l’école publique ou privée, même dans la cour des plus jeunes. Les ignobles dealers ne reculent devant rien et n’ont de toute façon aucune moralité. Et l’état de beaucoup d’école, entre les faux plafonds en amiante et les moisissures, ça devient périlleux de rester en forme à l’école. C’est vrai que l’État essaie d’améliorer les choses de ce côté mais les nombreuses coupures de budget ne facilitent pas le travail d’amélioration.

Au sujet de la sécurité intellectuelle. Entre les innombrables réformes à l’emporte-pièce, l’idéologie de certains grands « penseurs » pédagogues et les Ministres qui veulent chacun leur tour « laisser leur trace » afin, je présume, de passer à la postérité, le monde enseignant s’y perd et quand le prof ne sait plus lui-même où il va, comment voulez-vous qu’il montre le chemin à nos enfants.

Je n’entrerai pas trop dans la manipulation actuelle et passée des programmes pour conditionner les enfants, vous risqueriez vous aussi de me prendre pour un conspirationniste et je pense que ce sujet est déjà largement débattu sur les blogues spécialisés.

IEF Papa doute

En conclusion, l’IEF c’est l’avenir !

Je finirai cet épisode sur une note plus optimiste. Je me souviens, il y a à peine plus de deux ans, de la réaction plutôt négative de notre entourage par rapport à l’école à la maison. Depuis quelques temps, les réactions sont beaucoup plus modérées.  Plutôt que des craintes et des commentaires négatifs, je me rends compte que les personnes avec qui j’en parle sont devenues plutôt curieuses, posent des questions et trouvent que notre fille s’exprime vraiment bien.Je vous le dis, un jour nous serons légion. L’IEF est l’avenir. Nous sommes des précurseurs. L’école à la maison/IEF règle tant d’autres problèmes de
société :

    • La famille consolidée, sentiment d’appartenance à la famille renforcé. Peut-être, l’avenir nous le dira, moins de personnes âgées abandonnées dans des mouroirs car pour les enfants comme pour les adultes, on donne ce que l’on a reçu.
    • Moins de déplacements donc moins de pollution.
    • Les enfants jamais laissés à eux-mêmes donc moins de délinquance.
    • Quelqu’un à la maison pour faire à manger (meilleure nutrition pour la famille et économie de soins pour la société).
    • Un apprentissage personnalisé, moins de décrochage d’étude par la suite.
    • Je pourrais écrire un roman sur le sujet mais je veux garder de la place pour le prochain épisode et vous donner des trucs pour vous impliquer les papas, même si vous travaillez à l’extérieur pour nourrir la petite famille. Et si vous pensez que vous ne seriez pas d’un grand secours pour la « Maman maîtresse » comme dit Marie – le Chameau ! -, vous allez découvrir que vous pouvez beaucoup plus que vous ne le croyez…

14 commentaires

  • martine42
    14 septembre 2016 à 14 h 22 min

    Bonjour,
    Merci pour ce 2ème volet !
    Ici le schéma est inversé puisque c’est maman qui travaille et papa le prof enseignant principal . Je me contente des langues le week-end et d’aider pour renforcer les recherches pour les cours en plus des CPC.
    C’est une découverte car 1ère rentrée, donc malheureusement, on s’aperçoit un peu plus chaque jour que l’école avait vraiment un niveau plus que pas terrible .Nous ne regrettons pas notre choix , même si nous avons bien sûr des craintes de novices .
    Bien cdlmt !
    Martine42

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      15 septembre 2016 à 10 h 32 min

      Je vous souhaite une magnifique aventure en IEF, n’hésitez pas à venir donner des nouvelles.

      Répondre
  • Prof
    17 juillet 2016 à 19 h 17 min

    C'est une de mes principales motivations pour l'IEF, ne pas confier l'éducation de mes enfants à l'école, surtout quand je vois ce qu'ils en font. Quant à l'instruction, je trouve qu'ils mettent beaucoup d'énergie à fabriquer des décrocheurs. Voulu, pas voulu, allez savoir…

    Répondre
  • Clotilde
    15 juillet 2016 à 14 h 31 min

    Je me suis beaucoup retrouvé dans ce que raconte "PapaCrapaudChameau" sur sa propre expérience de l'école ! J'ai eu l'impression de me lire 😉

    D'ailleurs je partage entièrement votre avis sur tout le reste !
    Mettre mon enfant de 3 ans (ou même 6…) 8 heures par jour ? Oh non, ils sont bien mieux à la maison !
    Que l'école éduque nos enfants ? Sûrement pas, c'est notre responsabilité de parents.

    Répondre
  • Paille en Queue
    14 juillet 2016 à 18 h 13 min

    Super post
    Ceci rassurera sans aucun doute de nombreux papas qui pourront ainsi devenir de bons soutiens pour leurs épouses qui, parfois, malgré elles, veulent tout abandonner.
    "DEUX VALENT MIEUX QU'UN"

    Répondre
    • Prof
      15 juillet 2016 à 0 h 42 min

      Il faut souvent s'auto-motiver pour IEF car ce n'est pas toujours facile. On a de la difficulté à prendre de la distance par rapport à la progression de son enseignement.
      En résumé pour faire l’école à la maison il faut être deux pour faire face. Comme dans la vie. L’IEF c’est la vie, l’origine, le début de toute chose, au moins, en ce qui concerne la transmission du savoir.

      Répondre
  • Poison Darling
    14 juillet 2016 à 11 h 29 min

    Je dois avouer que cette chronique, très bien écrite, me fait sourire car elle met en évidence notre façon de fonctionner, diamétralement opposée à celle de notre entourage…
    J’ai tout de même vérifié mon sentiment auprès du barbu en lui demandant si il s’était posé des questions quant à la proposition (mon initiative) de faire l’IEF.
    Il m’a répondu: “que nenni” (quoi? mon barbu parle comme un vieux bouquin?).
    Il me dit ne jamais s’être posé de questions à ce sujet, car pour lui on se construit à travers ses expériences et à partir du moment où on sait lire, écrire et compter le reste c’est de la culture à glaner de tous côtés.
    Le but du jeu pour lui, est d’exposer nos enfants à un grand nombre d’expériences différentes en espérant qu’ils tombent sur quelque chose qui les passionne, les intrigue, les enflamme.
    C’est pour cela que notre envie de voyager avec nos enfants est forte, nous voulons leur offrir un maximum de nouvelles sensations et découvertes.
    Retourner en ville (nous sommes à la campagne depuis 8 ans ) est aussi très important car nous allons y retrouver une diversité culturelle qui n’existe pas là où nous sommes et à 8 ans notre fille a besoin d’une autre nourriture intellectuelle, nous le voyons bien.
    En fait, notre motto c’est comme pour les baskets: “Just do it”, nous avons toujours fonctionné ainsi et même si tout n’est pas parfait (ça ne peut pas l’être), que parfois on se trompe de chemin (et dans ce cas pas de panique on en emprunte un nouveau), nous sommes très heureux ainsi.
    Cela ne veut pas dire que nous agissons de manière irréfléchie mais nous essayons de suivre notre instinct au maximum et parfois cela veut dire sauter dans l’inconnu du jour au lendemain.
    Et tout naturellement l’IEF s’accorde à cet état d’esprit, ce mode de fonctionnement et si je suis inflexible sur la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul, pour le reste je papillonne au gré du vent.
    Je me dis souvent que demain est un autre jour et que j’ai beau réfléchir très fort en fronçant les sourcils, serrant les dents et tout et tout, je ne sais pas de quoi il sera fait alors que diantre: Carpe Diem!

    Répondre
    • Prof
      15 juillet 2016 à 0 h 33 min

      Je ne peux rien ajouter à ce que vous dîtes, je me crois à la maison quand vous décrivez votre vie et vos façons de faire et d'être. Je suis tout à fait convaincu que l'école à la maison est d'abord un état d'esprit, un terreau pour constituer une autre famille que le modèle prémâché qu'on nous vend partout. En parlant de prémâcher ce n'est pas votre cas quand je vois vos excellentes recettes…

      Répondre
  • Lise Isa
    14 juillet 2016 à 6 h 32 min

    Merci pour ce 2e volet !
    Pour ceux qui souhaitent poursuivre la réflexion autour de la socialisation de nombreuses familles se sont exprimées autour de la socialisation. J'ai essayé de les recenser ici : http://apprendreavecbonheur.blogspot.fr/2015/11/instruction-en-famille-et-socialisation.html
    J'y parle aussi de l'enfant timide parce qu'il existe aussi. D'ailleurs je termine une lecture très intéressante à ce sujet, je vais essayer d'en parler durant les prochains jours. 🙂
    Bonne journée !

    Répondre
    • Crapaud Chameau
      15 juillet 2016 à 0 h 39 min

      Bonjour Isa,
      Merci pour ce lien.
      J'ai hâte de lire ton prochain article car j'ai un petit timide à la maison.
      Au plaisir de te lire !

      Répondre
  • Prof
    13 juillet 2016 à 14 h 52 min

    Merci Rémy pour le lien et le compliment.

    Répondre
  • Remi le coach des Parents
    13 juillet 2016 à 6 h 05 min

    Post sympa !
    Sur la tarte à la crème de la "désocialisation", lire à tout prix ceci: http://l-ecole-a-la-maison.com/la-desocialisation-et-l-ecole-a/
    Amitié

    Répondre
  • Prof
    13 juillet 2016 à 0 h 19 min

    Gwen ce que vous dites est tout à fait pertinent!

    Répondre
  • Gwen
    12 juillet 2016 à 21 h 41 min

    Merci pour ce deuxième volet !
    "les confier et être tranquille"… si il y a bien un point qui m'aide à me rassurer les fois où je flippe un peu, c'est de réaliser que la tranquillité de l'école n'est, au mieux, qu'une illusion pour un parent voulant penser que tout va bien.
    Et que bien souvent, le parent d'enfant scolarisé met beaucoup d'énergie à régler des problèmes qu'il n'aurait jamais eu sinon.

    Une collègue de boulot me disait ainsi "ah mais j'aurais pas la patience, quand je vois comme c'est énervant de lui faire faire ses devoirs déjà!". Hum, mais si à la place d'un programme standard et souvent guère folichon/trop pauvre pour attirer, sa fille suivait ses centres d'intérêt ? Et si elle n'avait plus à s'y recoller le soir parce que tout aurait été fait en quelques heures dans la journée ?

    j'attends le 3ème volet… 😉

    Répondre

🐸 J'aime vous lire, commentez ! 🐫